10 juillet 2008
A la savonnerie Rampal-Latour...
Je l'avais déjà évoquée ici... mais aujourd'hui, pourquoi pas un nouveau détour par une enseigne où je me rends régulièrement, avec sur ma liste de courses : savon de marseille en paillettes pour le lave-linge, liquide vaisselle, savon noir pour les sols...
... shampooing douche et savon liquide pour les mains...
... sans oublier l'incontournable savon de marseille en cube pour les taches sur le linge, pour le corps...
... et sans compter l'huile d'olive, les pochons et coffrets cadeaux aux multiples senteurs...
Il s'agit de la Savonnerie Rampal-Latour à Salon-de-Provence... une fabrique familiale qui a fêté son 100ème anniversaire l'an dernier. Dans ce lieu où le temps semble s'être arrêté, on respire des produits naturels, on glisserait presque sur un sol patiné par le savon, on écoute la découpe des cubes et le martèlement des estampilles dans l'atelier qui jouxte la petite boutique, que dis-je, un vrai petit musée... et l'on a d'yeux que pour ce mur on ne peut plus authentique, non pas carrelé mais habillé de savons :
... ce décor suranné,
et ces collections d'estampilles, savons anciens, présentés dans des casiers d'imprimeurs ou autres étagères qui ont traversé le temps...
De plus, si l'on a l'opportunité de s'y rendre un mardi ou un vendredi à 10h30, les Maîtres Savonniers ouvrent les portes de leur usine pour faire découvrir aux visiteurs leur matériel, leur savoir-faire, leur travail...

Tout un art de perpétuer une tradition et de protéger l'environnement !
Partout où l'homme apporte son travail, il laisse aussi quelque chose de son coeur.
Henryk Sienkiewicz
_______________
ps : merci de consulter la petite annonce passée par Fillette,
colonne de droite, en-dessous de l'inscription à la newsletter.
15 juin 2008
Les cousines des lilas
Lourmarin
Il fait si bon y flâner, au hasard des ruelles d'un pittoresque provençal, s'arrêter d'une vitrine à l'autre : des boutiques de déco ou de cadeaux succèdant à des galeries de peinture ou des ateliers d'artisanat, entre deux salons de thé ou terrasses de restaurant... et puis... on ne peut que s'arrêter devant cette enseigne inattendue, ce que j'ai fait lors de deux dimanches après-midi :

Après un premier coup d'oeil devant une vitrine qui donne envie d'en voir plus... le mot "boutique" me semble inadapté... que dire ? ... on entre dans une salle voûtée transformée à la fois en "show-room" et en atelier non pas de fabrication mais de rénovation de
linge ancien brodé...

Un antre dans lequel on remonte le temps :
- tout en admirant le linge ancien du quotidien brodé par nos aïeules :
depuis les draps, jusqu'aux mouchoirs en passant par les serviettes, torchons, nappes, napperons et autres pièces de trousseau si joliment mises en scène... mais aussi...
Sous vos yeux, s'étalent ainsi des trésors de linge qui ont traversé le temps, des heures et des heures de travail patient et de savoir-faire d'antan...
On se surprend à imaginer qui a pu broder telle ou telle pièce, à quel âge et en quelles circonstances ou pour quelle occasion ( et pas forcément de gaieté de coeur comme nous de nos jours)... on se plaît à pencher les yeux sur un jour particulièrement fin... on n'en finit plus d'admirer bouquets de fleurs, frises, dentelles, lettres et autres monogrammes brodés si savamment... et on en oublie le temps !
Autant dire que j'y aurais passé beaucoup plus de temps si mari et enfants, m'attendant dehors, ne m'avaient pas ramenée au présent !

Les cousines des Lilas
Je ne peux que saluer le magnifique travail des deux charmantes maîtresses de ces lieux, ces deux cousines qui ont fait de leur passion du linge ancien leur métier (chiner le linge, blanchir les taches, réparer les broderies abîmées voire sauver les restes d'une pièce trop abîmée en les transformant en pochette, housse de coussin, décoration de sac, couverture de cahier, boîte cartonnée ou autre accessoire...) mais surtout : rendre hommage au travail de nos grand-mères, faire renaître leurs ouvrages au 21ème siècle et perpétuer le goût du beau linge travaillé à la main...

Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir.
Anatole France
11 avril 2008
Chez les Ch'tis ... bienvenue... chez moi !
A moins d'être allé chez eux, il est difficile de vraiment connaître les Gens du Nord et leur "plat pays"... que Jacques Brel a si bien chanté... La comédie "Bienvenue chez les Ch'tis", qui remplit les salles de cinéma depuis plus de 6 semaines, a sans doute permis à chacun de mieux les découvrir... et surtout de faire tomber clichés caricaturés et autres préjugés... bref de découvrir les gens du Nord tels qu'ils sont vraiment !
J'en parle en connaissance de cause : non seulement je viens de voir le film, mais surtout, j'y suis née et j'y ai vécu presque 17 ans... et il aura fallu ce film pour que je me rende compte que bien des années plus tard, j'emploie toujours l'expression "je te dirai quoi" sans savoir qu'elle m'est restée de cette époque !
J'entends déjà la question ! : "Et dù'k'ch'est qu'té restes àcht'heure ?"
Installée à présent en Provence, où le soleil brille toute l'année, où les cigales chantent tout l'été... mariée à un Arlésien à l'accent bien trempé, je ne peux pas pour autant oublier cette région et ce "ch'ti-parler" qui furent le berceau de mon enfance, et où se trouvent mes racines... Ce n'était pas Bergues, c'était juste un peu plus bas... En voici un aperçu :
Béthunoise de naissance, j'ai grandi juste à côté, dans ce joli val chargé d'histoire médiévale :
Dans cet écrin de verdure, champs de blé et de betteraves, "pâtures" peuplées de vaches, moutons et chevaux, au coeur d'un tout petit village formé d'une seule rue, vous apercevez bien une forteresse :
le château d'Olhain...












"Ch'to min coin !"
J'habitais à 200 mètres à peine de là, mon école était en face... une campagne où tous les gens parlaient ch'ti, sauf nous les enfants qui n'en avions pas le droit... Le ch'ti était pourtant notre bain linguistique quotidien... ainsi l'apprenions nous sans même nous en rendre compte, tout comme les paroles du P'tit Quinquin, un incontournable du répertoire des baptêmes, communions et mariages...
Puis j'ai grandi et pendant 4 ans, à 5 kms de là, j'allais au collège, au milieu des corons et des terrils :
... image évocatrice de la très belle chanson de Pierre Bachelet...
Changement de décor pendant les deux dernières années de ma vie de Ch'ti : mon lycée était à deux pas d'un des célèbres beffrois du Nord, sur la Grand'place, celui d'Arras... chef lieu du Pas-de-Calais, comme le dit si gaiement la chanson de l'ami Bidasse...

"Ch'to bien, là-bô, même avek el' pleuve !"
Quel ne fût pas mon bonheur lorsque mes amies lycéennes, avec qui je suis toujours en contact, m'ont envoyé ce kit de broderie au point de croix pour mon dernier changement de dizaine :

Certes, j'avoue n'avoir toujours pas été à la hauteur de leur geste, puisque cet ouvrage est toujours à l'état d'en-cours... mais elles savent que j'ai à coeur de le terminer... c'est juste une question de temps... qui me manque quand il s'agit de broder pour moi !
Ce post leur est dédié, ainsi qu'à mes parents, et aux 2 ch'tis des 9...
et aussi à tous les gens du Nord, "tertous" !

Croix de grès, haut du village d'Olhain
Dans le nord, on ne pleure que deux fois : quand on arrive et quand on repart
Dany Boon
12 mars 2008
I love LONDON... I love England...
Des photos d'un classique intemporel, qui à mes yeux, évoquent ce récent voyage, mais aussi tant de précédents... et avec eux, une multitude de bons souvenirs de jeunesse...
... I
LONDON...
Ma seule déception fût chez Harrods :
Afin de récompenser celle qui a su nommer ce qui se trouvait dans un de ces tiroirs, j'avais des emplettes à faire... A défaut de pouvoir les faire ici, je comptais bien lui rapporter quelques articles de mercerie tout droit sortis de ce temple du shopping et du luxe qu'est Harrod's, où l'on dit pouvoir trouver de tout... et bien non ! un employé m'a précisé que le rayon mercerie a été supprimé il y a deux ans... C'est donc ici et làque j'irai trouver quelques petits bonheurs pour cette brodeuse, pour avoir évoqué cet achat à la Samaritaine :

une voilette pour chapeau
Je lui ai remis un peu de tissu et quelques galons...
Une chose est sûre, un temps de shopping dans Regent Street est en première ligne au programme de mon prochain séjour dans la capitale Britannique..., ainsi je pourrai pousser la porte de chez Liberty...
En attendant, un autre tout petit aperçu de mes presque 800 clichés, à l'ambiance... So British...
... I
England...















